A quoi sert un assistant vocal?

Les assistants vocaux, une révolution en marche ?

On vous présente ‘’Google Assistant’’, ‘’Siri’’, ‘’Alexa’’, ‘’Cortana’’ ou encore ‘’Bixby’’.

Leur objectif : Répondre à une demande précise d’une personne, et donc interagir comme un humain.

Ces appareils dotés d’intelligence artificielle sont partout : Dans les smartphones, les tablettes, les ordinateurs, les frigos, ou même plus récemment sous forme d’enceintes de salon à commande vocale, un marché qui ne cesse d’évoluer. Les américains sont déjà très adeptes de ce concept avec 43,6 millions d’unités venus aux Etats Unis en 2018. Selon une étude menée par Voicebot.ai et Rain Agency 47 millions d’américains ont déjà accès à l’un de ses assistants vocaux.

Les appareils se développent au sein des GAFA (Amazon, Airbnb, Facebook, Google, Linkedin…) et prennent de plus en plus d’ampleur. Il s’agit d’une transition inédite sur le marché numérique de nos jours. Ainsi un nouvel outil a été développé par de nombreux grands groupes : La recherche vocale. Cette technologie permettant de formuler tout ce que l’on souhaite à l’oral.

Un marché dédié à la Smart Home :

Amazon et son enceinte intelligence ‘’Amazon Echo’’. Le principe : Une enceinte en mode d’écoute active permanente qui a la capacité de livrer des réponses à l’utilisateur.

Google a imité un peu le concept avec << Google Home >> qui s’anime tel un humain et interagit avec la personne pour l’aider dans ses taches quotidiennes.

Puis Apple a mis en place une voie avec son HomePad, mais en misant sur la musique et le son à un prix 3 fois supérieur à ses concurrents.

Les fonctionnalités natives (rappels, minuteur, réveil etc) gérés par les assistants permettent aux GAFA (Facebook, Amazon, Linkedin etc) d’analyser les comportements des utilisateurs. Relié à plusieurs objets connectés, on peut écouter de la musique via Spotify, demander à voir un film sur Netflix ou encore donner l’ordre à l’appareil d’ajouter un produit sur la liste des courses, mais aussi connaitre l’état du trafic routier ou envoyer un message.

On commence par activer l’appareil en disant << Ok Google >> ou par exemple << Alexa >>. Une fois qu’on parle, l’assistant garde en tête notre voix et l’a transforme en écrit. Par la suite, il analyse le champ sémantique (sujet, verbe, compléments) avant d’essayer de comprendre l’intention de l’utilisateur.

L’assistant peut détecter un ordre comme ‘’Ajoute du beurre à ma liste de course’’, ou ‘’Baisse le volume de la chaîne audio connectée’’. Ensuite l’assistant exécute l’action en utilisant ses capacités internes.  S’il s’agit d’une demande plus complexe, il faut qu’il aille chercher les réponses dans la base de données Google comme pour le choix d’un restaurant du quartier. Ce processus complexe qui permet la reconnaissance des mots et la fabrique d’une réponse vient de techniques plutôt anciennes mais améliorées. L’assistant peut en effet parler plusieurs langues, et est doté de la puissance de l’IA.

Les assistants ne se contentent pas de nous aider seulement chez nous, ils nous permettent aussi de planifier nos voyages, nous renseigner sur les conditions climatiques dans un autre pays ou même louer une voiture.

Avec l’assistant Alexa, les clients de l’aéroport londonien Heathrow ont la possibilité de demander des informations sur l’état des vols, les mises à jour des portes d’embarquement et les détails sur les arrivées et les départs.

Pour ce qui est des ventes e-commerce, on peut aussi les effectuer grâce à Amazon Echo pour l’instant avec des chaines comme Pizza Hut, Just Eat ou encore Domino’s.

 

Hey Siri, et dans 5 ans, tu te vois comment?

Certains utilisateurs se posent des questions concernant leurs vies privées et l’utilisation de leurs données. On a notamment 74% de français qui ne souhaitent pas posséder d’assistant dans l’immédiat et 37% proclamant ne pas avoir envie du tout de disposer de cet appareil chez eux.

Les Français ne sont pas encore convaincus et restent perplexes quant à l’utilisation de ces « gadgets »! Ils les connaissent mais sont-ils prêts à les adopter?

Un sondage Opinionway pour Miliboo révèle qu’une grande majorité des Français a déjà entendu parler des assistants vocaux (71%). Ils sont même 42% à savoir précisément ce en quoi ils consistent.

L’usage des assistants vocaux s’intensifie surtout chez les ménages entre 25 et 49 ans, les plus technophiles mais aussi chez les catégories les plus aisées.

Néanmoins, les Français déclarent ne pas souhaiter posséder un assistant vocal dans l’immédiat (74%). Les assistants vocaux suscitent en effet de nombreuses craintes : piratage de données (sujet sensible en ce moment avec la nouvelle loi RGPD), peur d’être écouté en permanence, devenir dépendant (pour 39% des + de 50 ans).

Les craintes persistent donc !  A noter aussi que l’interaction vocale peut, elle aussi, représenter un frein à l’utilisation des assistants vocaux, en particulier en public ! On ne souhaite pas forcément partager publiquement le contenu de ses messages ou de ses recherches et cela reste peu naturel pour nous « humain » d’interagir oralement avec un « objet ».

La stratégie gagnante sera sans aucun doute de tout mettre en oeuvre pour optimiser au mieux l’expérience utilisateur en s’adaptant aux différents contextes d’utilisation.

Malgré toutes ces réserves, il est intéressant de noter que 51% des Français  sont convaincus qu’une majorité d’entre nous sera équipée d’assistants vocaux dans un avenir + ou – proche, d’ici … 2029 !