Portrait de Timothy, maître du dosage data chez Digitalkeys

par | 18 Mai 2026

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Nouveau mois, nouvelle rencontre. Cette fois, direction Bordeaux pour rencontrer Timothy, consultant Web Analytics et Team Leader du pôle Data chez Digitalkeys.

Son parcours a de quoi surprendre : du digital, de l’agence, un détour par les fourneaux, un CAP pâtisserie, des milliers de cookies, des centaines de flans… puis un retour à la data. Mais derrière l’itinéraire atypique, il y a une vraie cohérence : la précision, la méthode, le goût du résultat et une obsession très simple — rendre les choses plus claires.

Chez Digitalkeys, Timothy accompagne les clients sur leurs enjeux de mesure, d’analyse et de visualisation. Son rôle ? Démystifier la data, la rendre compréhensible, utile, actionnable. Parce qu’une donnée bien collectée ne sert à rien si elle ne permet pas de mieux décider.

On l’a interrogé sur son parcours, son quotidien, l’IA, le tracking by design… et sur ce qui fait, selon lui, une data vraiment au service des marques.

Pour commencer, peux-tu te présenter et nous dire ce que tu fais chez Digitalkeys ?

Je suis Timothy Volondat, consultant Web Analytics et Team Leader du pôle Data chez Digitalkeys.

Je suis arrivé (un peu au culot) chez Digitalkeys en janvier 2024 et mon rôle consiste principalement à démystifier la data auprès de nos clients. Cela passe par des formations, des analyses, de la data visualisation, mais aussi beaucoup de pédagogie.

Je m’occupe également du chiffrage des projets et je veille à leur bonne délivrabilité, avec une équipe de choc : Ron et Julien. C’est avec eux que nous faisons opérer la magie DK chez nos clients, en transformant les sujets data, tracking, dashboards et mesure de performance en leviers vraiment utiles au quotidien.

Notre objectif est simple : rendre la data plus claire, plus fiable et surtout plus utile.

Pâtissier puis data analyst : comment tu en es arrivé là ?

5 000 cookies, 750 flans, des viennoiseries, des entremets à la pelle… et me voilà responsable data en agence ! Le parcours peut surprendre, mais il est complètement logique pour moi.

Tout a commencé dans le digital. J’ai d’abord été webmaster et community manager dans une école de commerce, avant de passer deux ans chez AXA France comme web analyste. C’est là que j’ai vraiment mordu au sujet.

J’ai ensuite rejoint le monde de l’agence à Paris, où j’ai travaillé comme consultant data sur des problématiques annonceurs très variées.

En 2021, j’ai eu envie d’explorer autre chose. Je me suis installé à Bordeaux et j’ai passé mon CAP pâtisserie, que j’ai obtenu un an plus tard. Trois ans à apprendre le métier, à développer mon savoir-faire, et surtout à comprendre ce que rigueur et précision veulent vraiment dire, les mains dans la farine.

Finalement, les deux métiers se ressemblent plus qu’on ne le croit. On part d’ingrédients bruts, on suit un process, on cherche le bon équilibre, et on vise un résultat précis avec un objectif final : la satisfaction client.

La data, c’est pareil. Avec beaucoup moins de sucre.

Quand l’opportunité s’est présentée chez Digitalkeys, Dorothée et Anthony m’ont fait confiance après ce détour en restauration. Et j’ai sauté le pas sans hésiter.

Une journée de responsable data en agence, ça ressemble à quoi vraiment ?

Ce que j’aime, c’est qu’aucune journée ne se ressemble. Chez Digitalkeys, on est directement embarqués dans les projets clients, dans une vraie logique de service.

Une journée de responsable data, c’est à la fois des rituels d’équipe avec Julien et Ron sur les sujets de run, des rendez-vous clients, de la mise en place de tags, des analyses fonctionnelles, des audits de sites… mais aussi du développement d’activité pour le pôle, de la prospection, ou encore l’intégration de l’IA là où elle permet vraiment de gagner du temps.

Et entre tout ça, il y a aussi une séance de sport le midi, du café en quantité raisonnable (ou pas) et parfois un flan 100 % noisette fait maison pour les collègues.

Côté clients, quelle est la question ou le blocage data que tu entends le plus souvent ?

Il y a d’abord une idée reçue assez classique dans notre métier : « Ah, c’est vous qui mettez les cookies ? Vous avez accès à toutes nos données ?

La réponse, c’est oui… et non !

On met en place les cookies précisément pour que les données soient maîtrisées, structurées et protégées, pas pour qu’elles soient exploitées à de mauvaises fins.

Mais au fond, le vrai blocage est souvent ailleurs : beaucoup de clients ont peur de ne pas comprendre leur propre data. Et c’est là que notre rôle devient essentiel. Dès qu’on vulgarise, dès qu’on rend les choses lisibles, les résistances tombent naturellement.

On le voit très concrètement au moment de déployer des dashboards. Quand un client visualise pour la première fois ce qui se passe réellement sur son site, ses campagnes ou ses médias, il y a souvent un déclic. La data devient moins abstraite. Elle devient un outil de pilotage.

L’IA prend de plus en plus de place dans la data. Concrètement, ça change quoi dans ton métier ?

Vaste sujet !

L’IA est devenue omniprésente, et on serait naïfs de ne pas s’en emparer.

Concrètement, elle change déjà beaucoup de choses dans notre métier. Elle permet de développer des outils internes, d’améliorer la délivrabilité, d’automatiser des tâches répétitives, de fluidifier certaines mises en production ou encore de traiter de gros volumes de données plus facilement qu’avant.

Ce qui nous donne une vraie longueur d’avance, c’est le LAB Digitalkeys. C’est un espace où l’on peut tester, itérer rapidement et développer de nouvelles solutions au service de nos collègues et de nos clients.

Cette logique change notre posture : on n’est plus seulement en réaction face aux évolutions technologiques, on peut les anticiper.

On a d’ailleurs concrétisé cette approche récemment avec un outil développé en interne pour faciliter le tracking des campagnes : un générateur d’UTM simple, rapide, pensé par des gens qui font du tracking au quotidien.

Mais je reste lucide : l’IA est un accélérateur, pas un pilote automatique. Elle nous fait gagner du temps, et ce temps doit être réinvesti là où il a le plus de valeur : l’analyse, le conseil et la relation client.

Un projet ou un moment dans ton parcours a-t-il changé ta façon de voir la data ?

Oui, clairement. Le projet qui a vraiment changé ma façon de voir la data remonte à mon expérience de consultant web analyste à Paris. J’étais lead data sur une application pour un grand acteur des services en ligne.

Jusque-là, j’avais souvent été en bout de chaîne : je livrais des analyses technico-fonctionnelles une fois que les projets étaient déjà en production.

Sur ce projet, tout était différent. On travaillait en agile avec des product owners, des développeurs et des designers. La data n’était plus un rapport que l’on consulte après coup : elle était au cœur de chaque décision.

Ce qui a tout changé, c’est l’approche “tracking by design”. Le plan de marquage était pensé et intégré en amont du projet, pas ajouté en urgence une fois l’application livrée.

Résultat : on a pu mener des A/B tests en continu, identifier les points de friction, les tester, les corriger, et progressivement construire un funnel quasiment sans friction.

C’est là que j’ai vraiment compris qu’une data bien placée n’est pas seulement un outil de mesure. C’est un outil de conception.

Pour finir, quel conseil donnerais-tu aux marques qui hésitent encore à investir dans leur data ?

Piloter sans data, c’est comme conduire les yeux fermés. Vous avez le véhicule, vous avez la destination, mais vous ne savez pas vraiment comment y aller.

La data, c’est à la fois votre tableau de bord, votre copilote et votre GPS. Elle ne remplace pas vos décisions, mais elle vous donne les moyens de les prendre avec plus de confiance.

Et il n’est pas nécessaire d’avoir déjà un dispositif parfait pour commencer. Certaines marques partent de zéro, d’autres ont déjà des outils en place mais ne les exploitent pas pleinement. Dans les deux cas, notre rôle est de les accompagner étape par étape pour rendre leur data plus fiable, plus lisible et plus utile.

Car au fond, la data n’a de valeur que si elle aide à mieux comprendre, mieux décider et mieux agir.


De la pâtisserie au web analytics, Timothy a gardé le même réflexe : partir de la matière brute, respecter le process, ajuster avec précision et viser le bon résultat. Chez Digitalkeys, il met cette exigence au service d’un enjeu clé pour les marques : transformer la donnée en décisions concrètes.

Une chose est sûre : avec lui, la data se travaille avec méthode, pédagogie… et toujours le bon dosage.



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